AJEL K'FE / COMPTE RENDU - Lundi 16 Novembre 2009 / "Entrepreneur : chef d’orchestre"
Par admin le samedi, 21 novembre 2009, 22:12 - Lien permanent
Compte Rendu rédigé par Manika MEY, membre de l'AJEl, co-animatrice de l'AJEL k'FE
Synthèse des échanges de l’Ajel Kfé du 16 novembre Nous étions 35 personnes à échanger sur ce vaste sujet de « l’entrepreneur chef d’orchestre », dont 10 professionnels Québécois du Centre Local de Développement, des créateurs ou porteurs de projets dans des domaines variés tels que le secrétariat externalisé, les ressources humaines, le service à domicile, le développement durable ou encore la création de chaussures de training. Le débat était animé par Pierre Lombard que nous remercions.
Un chef d’orchestre possède de multiples casquettes, il connaît les différents instruments qui composent son orchestre sans être pour autant forcément un virtuose de chaque instrument pris individuellement. Et «L’art de diriger consiste parfois à savoir abandonner la baguette pour ne pas gêner l’orchestre.»- Herbert von Karajan.
Les échanges ont été menés autour des cinq questions suivantes.
Qui a suivi une formation préalablement à sa création d’entreprise ? Très peu finalement dans l’assistance ont suivi une formation ante création : 3 personnes dans l’assistance dont deux formations généralistes (type 5 jours pour entreprendre de la CCI) et une plus ciblée expertise métier (conception).
Quels sont les différents métiers que vous êtes finalement amenés à exercer au quotidien ?
- Un travail administratif (démarches diverses et multiples, très consommatrices en temps : fiscalité, compta…)
- Une casquette juridique
- Et surtout un travail de commercial (qui peut constituer pour beaucoup de créateurs la partie la plus difficile, car très loin de leur expertise de départ : comment développer un réseau, l’entretenir..) difficile de déléguer cette partie là pour beaucoup de créateurs.
- Une casquette communication : parler de sa société, la faire connaître.
- Gérer les contraintes liées à la production (résoudre des problèmes techniques de dernière minute, élaborer le juste prix)
- Une casquette emploi : recruter des salariés, des free lance, les manager.
Comment gérez-vous tous ces imprévus qui « polluent » l’emploi du temps de l’entrepreneur ? Le système D prime, on apprend à se débrouiller, on gère mieux les contraintes ou du moins on les vit peut être mieux en tant qu’entrepreneur. Faire le choix pour certains de travailler dans un centre d’affaires peut aussi régler certains aléas techniques (lignes téléphoniques, connexion internet…) Un petit sondage dans la salle nous montre que nous passons un jour par semaine, à 50/60% de son temps à faire réellement notre cœur de métier. 80% pour les plus chanceux. Mais la bonne nouvelle, c’est que cela n’est pas forcément un problème car ce que nous apprécions aussi, c’est faire autre chose que notre cœur de métier. La diversité des tâches fait aussi le charme du métier d’entrepreneur.
Comment orchestrer le tout ? La notion de priorité des tâches a été soulignée : gérer son planning, faire le tri entre ce qui est important et prioritaire, ce qui est important mais non urgent… Solliciter des amis qui peuvent nous aider dans certains domaines ou si on en a les moyens, déléguer à des prestataires extérieurs. Qui a suivi une formation a posteriori ? On constate que c’est plutôt la formation « sur le tas » qui prime. Nous nous formons tous les jours et nous apprenons en faisant. Par ailleurs, il semble qu’il y ait un vrai besoin de d’informations sur les différents accompagnements (structures et organismes existants, CCI…) dont les créateurs peuvent bénéficier.
Les échanges se sont poursuivis autour d’un verre.
Nous vous donnons rendez-vous au prochain AJEL Kfé le 14 décembre prochain.