delit-d-initie.com secoue votre portefeuille!
Par Alexis LEWALLE le jeudi, 30 octobre 2008, 09:17 - Interventions Témoign'AJEL - Lien permanent
Alexis Lewalle et Victorien Leleu ont fondé delit-d-initie.com, la première société de courtage totalement virtuelle. Alexis Lewalle vous livre ici une petite interview de leur retour d'expérience.
Quel parcours vous a amené à créer delit-d-initie.com?
C'est d'abord l'histoire d'une rencontre entre moi et mon associé Victorien Leleu. Nous nous sommes rencontrés par l'intermédiaire d'un ami commun: Virgil Chapus ;) A l'époque, j'avais un projet de création d'entreprise et une activité récurrente: le trading. Victorien quant à lui était développeur web indépendant et avait un objectif en tête: déployer une application web ambitieuse tant par sa dimension technologique que stratégique.
Dès la première rencontre nous nous sommes très bien entendu. Peu après, nous avons envisagé de nous associer autour d'un projet commun de simulateur de portefeuilles boursiers.
Quand avez-vous franchi le pas?
Un jour alors que nous étions chez moi et que nous commencions à nous voir régulièrement, nous avons défini une note de cadrage qui posait les premières bases de notre association. Cette note reprenait nos rôles à court terme, à long terme, nos emplois du temps, nos façons de travailler respectives et un macro-planning. Il s'agissait pour nous de définir un premier accord de principe sur lequel nous allions pouvoir commencer à travailler.
A cette époque, vous voyiez cela comme un vrai business à développer ou c'est venu un peu par hasard?
Nous ne nous sommes pas lancés dans cette aventure par hasard, mais sur la base d'un constat simple: les investisseurs individuels recherchent tous des conseils bourse pertinents et directement applicables sur les marchés. Avec un simulateur de portefeuilles ultra réaliste et transparent (vous pouvez consulter le portefeuille de n'importe quel participant sur delit-d-initie.com) nous allions répondre à ce besoin de façon pragmatique et sans prendre de parti.
Dès cette époque, nous voyions ce projet comme un véritable business, mais c'est avant tout la combinaison de ma passion (la bourse) avec celle de mon associé (le web) qui forme notre société.
Et ça s’est passé comme prévu?
Nous n'avions pas prévu que le développement et l'intégration seraient si longs. Un vrai simulateur de portefeuilles boursiers qui reproduit précisément le mécanisme de compensation de NYSE Euronext ainsi que l'ensemble des spécificités des marchés Français est très complexe à mettre en œuvre et demande énormément de moyens... c'est une entreprise bien plus importante que ce que nous avions prévu.

C'est dur pour vous?
Rien n'est simple, mais ça fait partie du jeu... Nous n'arrêterons pas tant que nous n'aurons pas réussi notre pari de rendre la bourse accessible à tous. Ce qui est très encourageant, c'est que chaque jour, de nouveaux moyens techniques et humains s'associent aux nôtres et nous permettent d'avancer toujours plus vite.
Et le trafic ça donne quoi?
Après 2 mois d'existence, nous avons environ 450 participants réguliers. C'est encore tout à fait modeste, mais c'est très encourageant car comme nos participants le savent... nous gardons encore le meilleur sous couvert! (motus et bouche cousue).
Que pensez-vous de la crise des subprimes actuelle?
On observe sur les marchés boursiers des grands cycles haussiers suivis de cycles baissiers. Depuis Mars 2003 nous étions dans un cycle haussier que nous avons quitté en février 2007. Un cycle haussier de 4 ans est un très long cycle et la crise des subprimes actuelle n'était pas une surprise... c'est sa force, sa précipitation et la politique interventionniste des plus grandes puissances mondiales qui ont des niveaux sans précédents!
Au niveau de notre société, la crise des subprimes a une influence très positive car le seul conseil bourse que nous donnons à nos utilisateurs et aux actionnaires individuels c'est de simuler avant d'éprouver!
Prospectez-vous des partenaires?
C'est plus qu'une simple prospection! Nous développons des partenariats spécifiques avec des banques, des sociétés de gestion, des ingénieurs patrimoniaux, des journaux spécialisés, l'éducation nationale, des écoles de commerce et des écoles d'ingénieurs. Les premiers arrivés seront les mieux servis et certains d'entre eux en ont bien conscience! A ce propos, nous recherchons aussi des stagiaires motivés et qui souhaiteraient découvrir les dessous d'une jeune pousse du web! Nous sommes situés en plein centre de Lyon!
A propos de delit-d-initie.com
«Le concept est né aux Etats-Unis, mais la façon dont nous le déclinons est unique au monde. Nous confrontons les ordres de bourse virtuels de nos participants aux ordres réels de la Bourse de Paris.» affirment Alexis Lewalle et Victorien Leleu, les co-fondateurs.
Il s'agit de l'une des spécificités qui vous permet de gérer un portefeuille virtuel de façon parfaitement fidèle à la réalité. Si vous êtes un investisseur débutant, vous pouvez ainsi apprendre à investir en conditions réelles sans aucun risque. Si vous êtes un investisseur occasionnel ou expérimenté, vous pouvez vous mesurer aux autres membres de la communauté.
Vous pouvez aussi consulter en direct tous les portefeuilles des membres gratuitement et en toute transparence! Vous pouvez donc voir ce que les participants achètent et vendent, s’ils sont performants ou non, sur quelles actions ils se positionnent, pour quel montant, à quel prix de revient et si ils surpassent la cotation du CAC 40!
Commentaires
Crise des subrimes : une explication simple pour ceux qui essaient encore de comprendre.
(inspiré d'un blog)
Alors voilà,
Me Ginette a une buvette à Bertancourt, dans le Nord (ch'ti).
Pour augmenter ses ventes, elle décide de faire crédit à ses très fidèles clients, tous "alcoolo", et tous au chômage de longue durée.
Vu qu'elle vend à crédit, Me Ginette voit augmenter sa fréquentation et,
en plus, elle peut même augmenter un peu les prix de base du "calva"
et du ballon de rouge.
Ses créances deviennent assez importantes, mais elle tient (toujours/encore)
Max, jeune et dynamique directeur de l'agence bancaire locale, quant à lui,
pense que les "créances" du troquet constituent, après tout, des actifs recouvrables, et commence à faire crédit à Me Ginette
(il ignore ou pas qu'il a des dettes d'ivrognes comme garantie).
Au siège de la Banque, des "Traders" avisés transforment ces actifs recouvrables en CDO, CMO, SICAV, SAMU, OVNI, SOS et autres sigles financiers que nul n'est capable de comprendre, non sans expliquer que ces "actifs"
ont en réalité, 10 fois leur valeur annoncée : c'est sans danger..
La Banque récolte ainsi (n) fois la créance de Me. Ginette.
Ces instruments financiers servent ensuite de levier au marché actionnaire et conduisent, au NYSE, à la City de Londres, au Bourses de Francfort et de Paris, etc., à des opérations de dérivés dont les garanties sont totalement inconnues de tous, mais sur-côtées à chaque transaction (les ardoises des "alcoolo" de Me Ginette).
Ces "dérivés" sont alors négociés pendant des années comme s'il s'agissait de titres très solides et sérieux sur les marchés financiers de plus de 80 pays.
Jusqu'au jour où quelqu'un se rend compte que les "alcoolo" du troquet de Bertancourt n'ont pas un rond pour payer leurs dettes ..
La buvette de Me Ginette fait faillite,
Max a été viré, les "traders" ne sont pas inquiétés,
pas plus que le grands "pontes" de la Banque.
Maintenant je lance le jeu de piste :
OU EST PASSE LE POGNON ?
le premier qui trouve a gagné !